
Bitumer 3 000 km de routes au Gabon : un défi colossal pour la transition
Le gouvernement de transition ambitionne de bitumer 3 000 km de routes à travers le pays. Un objectif titanesque qui soulève autant despoir que dinterrogations sur le financement et les priorités géographiques. content:
Létat des routes : un freintructurel s au développement Le réseau routier gabonais souffre depuis des décennies dun sous-investissement chronique. Sur les quelque 9 000 km de routes nationales que compte le pays, une infime partie est bitumée et régulièrement entretenue. Les provinces de lintérieur, comme lOgooué-Ivindo ou la Ngounié, restent enclavées une bonne partie de lannée en raison de pistes impraticables en saison des pluies. 3 000 km : un objectif affiché, mais par où commencer ? Le gouvernement de transition a inscrit dans son Plan National de Développement Transitoire 2024-2026 lobjectif de bitumer 3 000 km de routes. Cet tyuuu suhtghgscite lenthousiasme des populations locales, mais aussi de vifs débats chez les experts en infrastructures et en aménagement du territoire. La question centrale est celle des priorités : faut-il dabord désenclaver les zones agricoles pour faciliter la production vivrière, ou connecter les grandes villes entre elles pour fluidifier le commerce ? Le financement, nerf de la guerre Un tel programme représente un investissement estimé à plusieurs centaines de milliards de francs CFA. Dans un contexte de finances publiques sous tension, de recettes pétrolières en déclin et dexpiration de la Facilité élargie du FMI en 2024, le gouvernement devra diversifier ses sources de financement. Les partenariats public-privé, les financements de la Banque africaine de développement et les emprunts obligataires sont au cœur des discussions actuelles.
